10 conseils pour vivre heureux, un paradigme à relire attentivement

10 conseils pour vivre heureuxOn trouve partout de telles listes. Celle-ci n’est sans doute ni meilleure ni pire que les autres. Mais elle me semble tellement juste et pertinente que j’ai envie de la partager.

  1. Suivez vos intuitions. Elles sont votre connexion au Monde.
  2. N’ayez que de bonnes habitudes, car elles sont excellentes servantes (mais mauvaises maîtresses !).
  3. Harmonisez-vous au Monde : respirez et vibrez comme tout ce qui vous entoure, famille et amis, les gens et les choses aussi.
  4. Nourrissez votre corps : c’est votre âme matérialisée. Ne le gavez plus de tout ce qui vous tombe sous la main ! Mangez en conscience et… buvez beaucoup d’eau.
  5. Bougez-vous ! Faites de l’exercice. Quand les jambes vont, la tête va aussi.
  6. Bâtissez l’Abondance : la sécurité financière est un des signes qui montrent que vous êtes sur votre Voie. Mais elle se fabrique !
  7. Connectez-vous chaque jour, par la méditation, l’autohypnose ou la prière, la création artistique… Entretenez votre Interface à l’Univers
  8. Passez le relais : distribuez vos sourires, aidez les autres à votre mesure par un mot gentil, une idée donnée, voire un peu de votre temps pour les guider en esprit, en bénévolat humanitaire, même dans votre quartier ou à l’hôpital, même de petites choses… mais quotidiennes. Passez le relais et…
  9. Aimez ! Prenez du plaisir et donnez-en, c’est le premier pas. C’est l’esprit avec lequel vous faites les choses et qui remplit le simple mot gentil qui donne de l’impact à ce que vous faites. C’est plus que de la politesse et cela doit se sentir… Ainsi vos actes provoqueront bien plus que vous ne pouvez l’imaginer.
  10. Vivez dans la Magie, en restant connecté à l’univers subtil et à tout ce qui le compose. Relié, Enthousiaste. Soyez sur le chemin de votre Joyau intérieur et sentez-le battre en vous, comme un cœur.

Certains d’entre vous auront reconnu la liste crayonnée par la petite fille « miraculeusement » guérie, sur les instructions du monsieur de lumière, page 300 du tome 2 des « Créateurs de réalité » d’Olivier Lockert.

Le reflet d’une certaine carte du monde

Une belle liste d’enseignements pratiques pouvant faire évoluer chacun vers le bonheur. Et pourtant elle aussi repose sur un paradigme, c’est à dire un ensemble de croyances essentiellement inconscientes qui font partie de notre modus operandi en tant qu’individu, à titre de scientifiques ou comme société. C’est ce qu’en PNL, Programmation Neuro-Linguistique, on appelle la carte du monde. C’est l’ensemble de toutes ces petites certitudes jamais interrogées ni remises en question, héritées de notre parcours personnel, notre histoire familiale, l’époque et l’endroit où nous sommes nés, la culture dans laquelle nous avons grandi, etc. La carte du monde sous-jacente à cette jolie liste est évidemment celle de son auteur qui est pourtant un des meilleurs spécialistes français de ces structurations inconscientes de l’Esprit.

Prenons par exemple le point n°6. Bâtissez l’Abondance. Une notion chère aux auteurs américains de la « Loi de l’Attraction ». La sécurité financière serait un signe d’être sur la Voie. « Mais elle se fabrique« , précise « la petite fille ».

On sent poindre une notion de mérite. Valorisation de ceux qui travaillent et se lèvent tôt et tant pis pour les oisifs, ceux qui « ne font rien », qui « profitent du système via cette affreuse invention française : l’assistanat ». Cette pensée que l’on retrouve abondamment développée dans cet article d’Olivier Lockert sur l’argent procède à mon sens, et je suis conscient de ne pas avoir la science infuse, d’un paradigme dominant caractéristique de l’Ancien Monde : le libéralisme (néo, ultra, social ou autres préfixes).

Il repose sur un fantasme : la croissance économique. C’est à dire le principe selon lequel on peut toujours exploiter davantage, tirer chaque jour davantage profit d’une planète aux ressources finies. Pourtant, une planète, ce n’est pas extensible. C’est la somme d’un certain nombre fini d’éléments et de biens, dans la vision matérialiste, ou un organisme vivant, dans une approche plus axée sur la Conscience. Pomper indéfiniment l’eau d’une citerne fermée est impossible. Donc la croissance infinie est un fantasme.

En fait derrière ce terme d’abondance, se cache une grande confiscation qui a à voir aussi avec cette erreur très humaine : la propriété, mère de tous les vices. Or le besoin de propriété repose sur l’illusion de la dualité. Je veux posséder ce qui n’est pas à moi. Cette illusion disparait dès que l’on comprend que nous somme l’Un.

Tant que cette illusion perdure, les « élites »deviennent de plus en plus riches et « le peuple » de plus en plus pauvre. Des preuves de cette dégradation de nos structures environnementales et sociales sont désormais quantifiées par plusieurs études scientifiques (comme celle référencée dans cet article et en partie financée par la NASA). Nos croyances façonnent nos valeurs qui, à leur tour, dictent nos actions, et tout cela est en train de créer une crise d’une ampleur sans précédent.

Supposons que la planète soit habitée par 10 personnes dont la nourriture se limite à 5 pains (c’est à peu près la situation actuelle puisque, symboliquement, à l’époque où j’écris ces lignes, l’humanité a consommé la totalité des ressources que peut produire la Terre en une année, aux environs du 10 août). Si chaque pain est partagé en deux et harmonieusement distribué lors d’un juste partage, la situation est équilibrée et juste. Mais elle ne correspond pas au principe du « mérite » cher au libéralisme. Sa conception de l’abondance consiste à amasser de quoi vivre très confortablement dans notre société occidentale c’est à dire à disposer de bien davantage que d’un demi-pain. Or, si, dans notre planète exemple, l’un des 10 habitants amasse 3 ou 4 pains (pour être à l’abri du besoin), c’est forcément qu’il ne reste que des miettes aux autres. Et voilà, me semble-t-il, une conception bien peu humaniste du vivre ensemble.

Le néolibéralisme expliqué simplement

Il est intéressant de constater que personne ne peut échapper à sa propre carte du monde, sauf à porter sur soi un regard incessamment inquisiteur pour débusquer ces fameuses habitudes de pensée semi-conscientes qui, lorsqu’on les interroge, ne génèrent qu’un vague et vain « parce que c’est comme ça ».

L’hypothèse matérialiste est erronée

Parmi les œuvres de référence de cette nouvelle façon humaniste de voir le monde, les meilleurs auteurs (dont Olivier Lockert dans ses bibliographies) conseillent avec raison la lecture du génial bouquin « What the Bleep do we know ?! Ainsi que le visionnage du film éponyme sur ce que la physique quantique change concrètement dans notre façon de voir le monde. A la page 30 de la version française de ce livre passionnant, nous lisons ceci : « Au cours des dernières décennies, des centaines de milliers, voire des millions de personnes ont connu de spectaculaires transformations sur le plan de leurs valeurs, de leurs perceptions et de la qualité de leurs rapports avec les autres et avec le monde. Pourquoi cela se produit-il ? Tout d’abord, les gens se sont rendu compte qu’au bout de leur quête de voitures luxueuses, de maisons plus imposantes et de gadgets toujours plus nombreux, il ne leur restait qu’un immense vide intérieur, ce même vide qu’ils s’efforçaient de combler par des biens matériels et de l’argent à profusion. Selon la vision matérialiste du monde, il suffit d’obtenir plus d’argent pour vivre une meilleure existence. Toutefois, après avoir réalisé que le vide subsiste même si l’on a accumulé beaucoup de biens on doit en tirer la conclusion suivante : l’hypothèse matérialiste est erronée. […] »

Difficile de se construire une bonne conscience de nanti ou de « méritant » pendant que de centaines de milliers d’humains triment dans des conditions épouvantables 70 h par semaine pour un salaire de misère censé faire survivre une famille entière ! Comme si ces pauvres bougres ne faisaient pas de leur mieux pour construire leur abondance. Bien sûr que nous ne sommes pas directement responsables de leur misère. Mais eux encore moins.

Un humanisme juste suppose donc l’abandon de cette seule injonction du « quand on veut on peut tout ». En effet, si les 7 milliards d’humains avaient l’opportunité de mettre en place les conditions de cette fameuse « abondance », il n’y aurait tout simplement pas assez de richesses à partager pour que chacun obtienne ce que gagnent les apôtres de cette croyance. Et ceux qui ont amassé n’auraient aucune envie de laisser filer le magot.

L’ange, à la page 138 des fameux « dialogues avec l’ange », dit : « Je t’enseigne. Prends garde aux Judas qui vendent le Verbe ! Il y en a autour de toi aussi. Le sais-tu ? » Il y a potentiellement ce Judas à l’intérieur de chacun de nous. Il prend souvent l’apparence de la satisfaction à la complaisante contemplation de notre réussite matérielle. Ouvrons l’œil ! Comme disait le grand maître Yoda : « Puissant le côté obscur de la Force est« .

Alors le point 6 de cette liste pourrait plus justement et modestement devenir : Bâtissez la suffisance financière et satisfaisez-vous-en… Après tout, les grands maîtres spirituels du monde n’ont jamais roulé en voiture de luxe ni possédé de comptes en banque premium.