Histoire de l’Hypnose et naissance de l’Hypnose Humaniste

L’Hypnose Humaniste est, au pays des thérapies, un jeune enfant aux capacités remarquablement prometteuses. Née avec ce siècle, elle révolutionne les concepts et la pratique de l’Hypnose telle qu’elle existe depuis la nuit des Temps et notamment depuis 1841, quand le chirurgien écossais James Braid a posé les fondements de l’Hypnose thérapeutique contemporaine.

Jusqu’à ces dernières années, l’Hypnose a reposé sur un principe apparemment immuable : le thérapeute, par son « savoir parler », place momentanément de côté le conscient de son patient, son mental, pour s’adresser directement à l’Inconscient afin de lui « montrer » comment changer des comportements qui ne sont plus adaptés et ainsi aider la personne à aller mieux. C’est ce qu’on appelle « l’Hypnose dissociante » qui provoque des états modifiés de conscience que l’on nomme aussi « transes » (entre deux), comme lorsque l’on est entre veille et sommeil, juste avant de plonger… C’est l’état d’hypnose.

socrates
Socrates

Et c’est vrai qu’aussi loin que l’on remonte, l’histoire de l’Hypnose semble se confondre avec celle de l’Humanité. Un manuscrit cunéiforme sumérien fait état de guérisons obtenues il y a plus de 6000 ans grâce à des « états modifiés de conscience »… On en retrouve de nombreuses traces dans toute l’Égypte ancienne, puis en Grèce. Près de cinq siècles avant notre ère, Socrate savait « ouvrir l’esprit » des gens, les mettre en état de réceptivité simplement en leur parlant d’une voix terne. Il appelait cela le « terpnos logos ».

Carl-Gustav-Jung, psychanaliste
Carl-Gustav-Jung, psychanaliste

Au cours des quatre derniers siècles, notre Occident redécouvre ce savoir, l’Inconscient ou « Automate », et invente le « magnétisme animal » de Mesmer, la « psychothérapie » que popularise Hippolyte Bernheim en parlant d’un « soin basé sur la suggestion hypnotique ». Puis viennent les jeunes Sigmund Freud, Carl Jung, Charcot et Janet qui ouvrent la voie au psychiatre Milton Hyland Erickson qui, dans les années 1940-50, bouleverse l’hypnose et la thérapie en les rendant stratégiques.

Sa pratique modélisée par les inventeurs de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) inspire l’école de Palo Alto et les nouvelles approches de thérapie familiale et systémique. C’est la naissance de l’hypnose Ericksonnienne (1975-80) qui sera modernisée, adoucie, améliorée une dizaine d’années plus tard (1980-90) pour donner naissance à la Nouvelle Hypnose du sexologue américain Daniel Araoz. Dans les années 90 ; l’hypnothérapeute français Olivier Lockert formalise la sémantique particulière des techniques hypnotiques avancées et y adapte les structures thérapeutiques majeures couramment pratiquée aujourd’hui par les praticiens européens.

Mais, tout au long de cette longue évolution, l’essentiel n’a pas changé : le thérapeute-marionnettiste met de côté le mental de son patient pour aller tirer les ficelles de l’Inconscient.

Olivier Lockert
Olivier Lockert

C’est alors qu’aux alentours de l’an 2000, Olivier Lockert, fort de ses nombreuses années de pratique et de sa grande curiosité pour toutes les sciences et en particulier la physique quantique, a l’idée d’inventer des inductions hypnotiques « à l’envers », construites comme des sorties de transes, quand on veut « réveiller » le patient, le réunifier à « ici et maintenant ». Non seulement il remarque que cela provoque aussi un état d’hypnose mais que cela place également la personne dans une perception élargie de tous ses sens, de son environnement, de sa place dans l’univers et dans la Vie. En fait, il vient de découvrir le moyen de créer des « états augmentés de conscience ». Loin d’être endormi, le sujet est au contraire unifié aux diverses strates de sa psyché. Juste guidé par le thérapeute, il agit de façon volontaire et autonome sur ses blessures émotionnelles.

Renouant avec les principes fondateurs de l’Humanisme popularisés par Pic de la Mirandole au XVe siècle, cette nouvelle forme d’hypnose révolutionne la discipline ; elle place l’humain au centre, fait de l’ex-patient l’acteur de sa guérison, évacue tout notion de « manipulation », de suggestions directes ou indirectes, prône le partage de la connaissance entre la personne et son guide et affiche la conviction profonde qu’individu par individu, en changeant peu à peu leur manière d’être au monde, elle œuvre pour le bien de toute l’humanité. Voilà ! C’est la raison pour laquelle son inventeur l’a simplement nommée « Hypnose Humaniste ».

Changement & Guérison