élévation, de Charles Baudelaire

élévation, Charles Baudelaire

élévation, de Charles Baudelaire
élévation, de Charles Baudelaire

En Hypnose, tout commence par ce que l’on appelle une « induction ». Il s’agit d’une séquence, plus ou moins longue, parfois gestuelle mais la plupart du temps orale, destinée à créer chez le sujet ce fameux état de conscience modifiée qui porte le même nom, hypnose, et qui permet d’accéder plus facilement aux mécanismes secrets de l’Inconscient.

En Hypnose Humaniste, nos inductions ont une structure inversée par rapport à toutes les autres formes d’Hypnose. Au lieu de focaliser la personne sur ce qu’elle ressent jusqu’à ce qu’elle s’y absorbe et s’y oublie, nous l’aidons à prendre Conscience de ce qui l’environne, le Monde, l’Univers pour provoquer un état augmenté de Conscience.

Ces inductions sont dites « en ouverture ».

Les exemples de ces techniques qui nous font nous sentir plus vastes foisonnent dans l’art, la vidéo, la littérature, le cinéma…

Élévation est un poème de Charles Baudelaire. Il est le troisième de la section « Spleen et Idéal » du recueil Les Fleurs du mal publié en 1857. Si l’on veut bien le lire dans cette optique, il est la plus parfaite illustration d’une induction humaniste en ouverture par élévation matérielle ET subtile.

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
Par-delà les confins des sphères étoilées ;

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides,
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensées, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

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