Archives de catégorie : Sciences et Conscience

Croyez-vous en la réalité ?

Cerveau et réalité

Bonsoir,Notre cerveau crée une version de la Réalité en fonction de nos sens, une sorte de copie éléctrique de la Réalité, une réalité qui nous est propre … entre les illusions d'optique de notre cerveau, les limitations de nos sens, nos interprétations et nos expériences… il y a autant de réalités que d'Êtres Humains et aucune n'est la Réalité Absolue …Très belle soirée et excellent weekend à vousA.L

Publiée par Dr.Amel Lahreche Maître Praticienne en Hypnoses en PNL, Formatrice et Coach sur Jeudi 28 février 2019
Cet extrait d’une émission de la 5 est emprunté à la chaine Youtube du Dr. Amel Labreche.

Vous est-il déjà arrivé, au moins une fois dans votre vie, de jurer vos grands dieux que telle chose est vraie puisque vous l’avez vue de vos yeux ? Je suis prêt à parier que oui. Eh bien, peut-être devriez-vous être moins confiant en ce que vous croyez que vos yeux vous disent de « la réalité »…

Les neurosciences sont formelles : quand vous regardez quelque chose, un événement, un objet, une personne, une scène de la vie courante, le siège de la vision dans votre cerveau est alimenté par un flux venant de votre mémoire plus de 6 fois plus fort que celui venant de vos yeux. En clair, c’est essentiellement votre cerveau qui fabrique une représentation de la réalité en s’appuyant pour une petite partie sur ce qui vient de vos yeux.

Et idem pour les sons. Ce que captent vos tympans ne compte que pour une faible part de ce que vous êtes certain d’entendre.

La grande illusion

Les enquêteurs de la police le savent bien qui compilent de nombreux témoignages sur une scène de crime et doivent démêler la pelote des possibles entre tous les témoignages de bonne foi mais très différents les uns des autres. Toutes ces personnes sont sincères mais, entre les perturbations de leurs émotions diverses et les conditionnements de leur histoire personnelle, les « faits » prennent des allures fort dissemblables.

Cette vidéo, extraite d’une passionnante émission sur le cerveau, montre combien nos certitudes sensorielles sont sujettes à caution tant elle sont le matériau malléable de cette histoire que notre encéphale tisse en permanence et que nous désignons avec assurance comme étant « le réel ».

Alors, prenons un instant pour réfléchir à cette masse de souvenirs qui constitue ce que l’on appelle notre personnalité. Relatifs à des faits dont nous ne pouvons être totalement sûrs, ils façonnent pourtant nos rêves, nos espoirs, nos valeurs, nos croyances, nos doutes, nos peurs… et toutes les pathologies associées qui rendent souvent l’existence si pénible. Ce qui ne nous empêche pas d’y croire avec force, comme si nous étions toute notre vie en état d’Hypnose.

Vivre l’instant présent, apprendre avec discipline et persévérance à observer en conscience les flux sensoriels réellement captés par nos sens et séparer toutes les informations complémentaires que notre cerveau veut y associer. Voilà le véritable enjeu du commencement de l’éveil, pour voir Ce-Qui-Est et, peut-être, commencer à percevoir au-delà des apparences.

La Conscience et les EMI

Les Expériences de Mort Imminente ou EMI (Near Death Experiences en anglais) concernent des millions de personnes dans le monde. Les témoignages récoltés de plus en plus nombreux sont renversants. Ils apportent la preuve que la Conscience est différente du corps et bien plus vaste.

« Faux Départ », le film de Sonia Barkallah, est bouleversant. Voici comment elle le présente : « La sensation de se détacher de son corps, d’assister à sa propre réanimation, d’entendre les chirurgiens parler entre eux et de voir un tunnel avec au bout une lumière. Cette expérience a bouleversé leur vie, au point qu’ils ne craignent plus la mort. Longtemps considéré comme obscur et assujetti aux railleries, le phénomène intéresse aujourd’hui de nombreux scientifiques, qui s’interrogent: Comment ces personnes ont-elles pu percevoir et mémoriser des scènes de leur réanimation alors qu’elles étaient inconscientes, dans le coma et parfois déclarées morte cliniquement?

Ce documentaire réuni des cardiologues, neurologues, anesthésistes, réanimateurs, médecins, psychologues, ils témoignent sans complexe pour lever un tabou qui se révèle être une mine d’or de connaissance pour la science et pour l’Homme. En abandonnant définitivement l’hypothèse de l’hallucination pour s’orienter vers une possible délocalisation de notre conscience, nous comprenons que l’ombre d’un nouveau paradigme se profile. »

Voyage en puissance 10

Ce petit film date de 1977 ! Soit presque 40 ans… Il est intéressant de le visionner pour plusieurs raisons. Il n’a pas pris une ride dans l’impact que provoque la prise de conscience de notre position au milieu d’une époustouflante échelle de grandeur qui file vers le bout de l’Univers et ses mystères dans l’infiniment grand et vers le secret de la matière, au cœur de nos atomes, dans l’infiniment petit. Bien sûr il lui manque les enseignements des récentes découvertes de la science dans ces deux directions et cela rajoute sans doute à son charmant côté vintage.

En soi, il est une excellente induction humaniste provoquant en quelques minutes une expansion de conscience. A voir et peut-être à méditer !!

La Conscience dans la Vie : une Clé majeure

Conscience-quantique

En juillet 2015, Olivier Lockert, célèbre hypnothérapeute français et auteur de référence, a publié sur son site et sous ce titre un article essentiel pour la compréhension de la Conscience dans la Vie, clé de voûte de l’Hypnose Humaniste dont il est concepteur et développeur. Il y explique que la physique sait depuis près d’un siècle que tout est information et que seulement maintenant, au début du XXIe siècle nous commençons à nous y intéresser massivement.

Les conséquences sont colossales et les bienfaits à en retirer tellement évidents que cette notion devrait être enseignée à l’école, dès le plus jeune âge. Mais abandonner le dogme que le monde est matière, que l’on ne peut changer ce que l’on est ni ce qui nous arrive, est une menace pour un certain ordre établi qui n’aime pas bien que les consciences s’éveillent…

Il m’arrive souvent, en séance, d’expliquer des parcelles de cette vision du monde. Et de voir dans les yeux des personnes que j’accompagne s’allumer les étincelles dues aux chocs des neurones est un régal.

C’est sans doute la raison pour laquelle les hypnothérapeutes sont souvent des « éclaireurs« . Ou des « porteurs de Lumière« , comme Lucifer, l’Ange qui laisse passer la conscience du monde à travers lui pour éclairer et transcender la matière.

Il n’a rien de religieux dans cette approche de la compréhension de l’univers. Mais une bonne part de spirituel, c’est sûr. Il faut que vous soyez prévenu : on est loin du matérialisme et du principe de causalité. Tout étant dans tout, vous êtes l’Univers. Ou du moins vous contenez toute l’information de l’univers. On creuse davantage ?

Alors, pour en savoir plus, pour comprendre, pour s’ouvrir, je vous invite vivement à lire cet article. La version originale est en ligne sur le site de son auteur à cette adresse : http://olivier-lockert.com/2015/07/08/notre-conscience-cle-majeure-de-notre-vie/

Une seule théorie pour tout l’Univers ?

Nassim Haramein Théorie des Champs unifiés from revelessencedesoi on Vimeo.

La vision de l’Univers du physicien Nassim Haramein gomme les inconnues de la physique actuelle ainsi que les frontières entre science et spiritualité. Elle mérite le coup d’œil !

Depuis la nuit des temps, les hommes lèvent le nez vers les étoiles en cherchant à lire la formule cachée qui explique tout : pourquoi et comment, l’univers, l’espace, l’homme, l’infiniment petit, la vie, la mort, le destin…

Il y a trois ou quatre siècles, les philosophes – qui étaient encore ces savants exhaustifs et encyclopédiques qui essayaient de tout connaître – ont jeté l’éponge : le volume exponentiel de connaissances dépassait la capacité d’apprentissage d’une seule personne. Il fallait se spécialiser. Par ailleurs, la « compréhension mathématique et physique du Réel » semblait devenir de plus en plus incompatible avec les choses de l’esprit (la philosophie puis la psychologie) ou celles de l’âme (la religion ou l’ésotérisme). Et l’on s’est mis à vivre un grand écart entre les sciences dites fondamentales et les sciences humaines. Les esprits rationnels, qui se disaient « cartésiens », n’acceptaient que ce que leur apportaient leurs cinq sens et le XXe siècle a même annoncé la « mort de Dieu ».

Et puis, peu à peu, les grands esprits scientifiques, à commencer par Einstein lui-même, ont commencé à trouver que le hasard avait bon dos pour expliquer cette foule d’improbabilités fantastiques qui aboutissent à la Vie et à l’existence même de l’Univers tel qu’on le perçoit…

Les béquilles de la science

Au cours de ce même siècle passé, les physiciens se sont efforcés de trouver une seule formule pouvant expliquer au moins tout ce qui était mesurable, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. Malheureusement, les théories qui semblent bien fonctionner à une certaine échelle ne s’appliquent plus à d’autres. Impossible de faire cohabiter la physique newtonienne, la Relativité restreinte et générale, la Physique Quantique, la physique nucléaire, la théorie des Cordes ou des Membranes… Et cette quête de LA théorie unificatrice s’est mise de plus en plus à ressembler à celle du Graal ! Et c’est ainsi qu’un autre grand écart s’est peu à peu creusé entre la compréhension de l’immense et celle de l’infime.

Et encore ! Compréhension est un bien grand mot : pour que les modèles de l’Univers s’appliquent, selon nos formules, il a fallu imaginer de la « matière noire » et de « l’énergie sombre ». Des substances jamais observées mais censées être présentes partout. Ce n’est qu’avec ces invitées mystère (des béquilles de la science) que l’Univers semble avoir la densité, la taille, la vélocité mesurées par nos instruments. Et pas qu’un peu ! La matière noire représenterait 24,6% de la masse de l’Univers et l’énergie sombre 70%. Ce qui veut dire que tout ce que nous voyons, les galaxies, les étoiles, les planètes, les petits oiseaux, les rochers, vous et moi et l’énergie pour faire tenir tout ça… tout cela ne représente que 4,4% du Réel. Aaargh !

Dans l’infiniment petit, même dilemme : la charge des particules élémentaires est telle qu’il devrait être impossible qu’elles s’assemblent en atomes et encore moins en molécules. Vous avez déjà joué avec deux aimants ? Bon alors vous avez forcément remarqué que si l’on essaie de faire coller deux pôles de même signe, c’est impossible ; une force gigantesque les repousse. Eh bien c’est pareil pour les particules. Du coup, on a inventé deux forces. L’« interaction forte » pour faire tenir ensemble les particules constitutives des protons et des neutrons et l’ « interaction faible » pour que ces particules existent. Ok ! J’entends déjà les physiciens hurler face à de telles approximations ; aussi j’invite les lecteurs intéressés à creuser davantage ces questions sur Wikipédia.

On constate donc que ces forces existent (du moins leurs effets) mais on ne sait pas du tout pourquoi ni comment elles sont là. Elles sont, point.

Un autre point de vue

Nassim Haramein et ses deux tétraèdres inversés emboités.
Nassim Haramein et ses deux tétraèdres inversés emboités.

Nassim Haramein est un scientifique pluridisciplinaire et un historien. Il a consacré sa carrière, comme des milliers d’autres, à la recherche et à la construction d’une théorie unifiée de la structure de l’Univers. Et il semblerait bien qu’il y soit parvenu !

Sa théorie démontre que tout n’est qu’information et énergie qui se cristallise pour former l’Univers visible selon des schémas holographiques : la plus petite partie du tout contient le tout, comme des fractales emboitées, comme des poupées russes. Elle fait fonctionner les formules physiques sans faire appel ni à la matière noire ni à l’énergie sombre, ni aux forces d’interaction faibles et fortes.

Plus fort encore, il démontre que sa « structure du vide », basée sur un emboitement de 64 tétraèdres, est connue des plus anciennes civilisations et de tous les grands courants mystiques, comme si la Vérité avait toujours été là, sous nos yeux.

L'arbre des Séphirotes et les 64 tétraèdres

L’arbre des Séphirotes et les 64 tétraèdres

Depuis une dizaine d’année, il parcourt le monde, de conférences en conférences, pour convaincre ses confrères de poursuivre ses recherches et de les compléter, de les confirmer ou de les infirmer. Mais, même s’il est de plus en plus connu, il ne semble pas avoir pour l’instant généré la boule de neige grossissante que l’on pourrait attendre quand une découverte de cette ampleur est annoncée. Se serait-il trompé ? La démonstration ne semble ne pas en avoir été faite. A-t-il raison et cela dérange-t-il ? Comment savoir…

Il n’en reste pas moins que sa théorie présente l’élégance de la simplicité, qu’elle explique aussi bien l’infiniment grand que l’infiniment petit, comme notre niveau biologique, et qu’elle gomme automatiquement les frontières entre sciences et spiritualité. Et, ne serait-ce qu’à ce titre, elle mérite que l’on s’y attarde car, en filigrane, elle dit aussi beaucoup de choses de nous, de ces fameux pourquoi et comment !

Les grandes lignes de la théorie

  • Les trous noirs au cœur de tout : galaxies, étoiles, atomes... nous ?
    Les trous noirs au cœur de tout : galaxies, étoiles, atomes… nous ?

    Les trous noirs répondent à une distribution fractale : Ils sont réparties depuis l’infiniment petit jusqu’à l’Univers lui-même, qui n’est qu’un trou noir. Les galaxies et les étoiles contiennent un trou noir en leur centre.

  • La matière noire n’existe pas, rejoignant dans cette idée l’ex directeur du CNRS, Jean-Pierre Petit, qui l’avait également annoncé dans le cadre de sa théorie sur les univers gémellaires : C’est une commodité inventée par la communauté par déficience d’explication. Les 95% de substance manquante de l’Univers s’expliquent par l’incomplétude des équations d’Einstein, qui ne prennent pas en compte la torsion de l’espace-temps.
  • Il n’y a pas 4 interactions fondamentales, mais 2. Les interactions nucléaires fortes et faibles n’existent pas, et n’ont été inventés que pour convenir de la non-prise en compte de la distribution fractale des trous noirs, qui suffit à assurer les cohésions que devaient prendre en charge les interactions nucléaires.
  • La gravitation est non seulement compatible avec la mécanique quantique, ce sur quoi la science s’est toujours cassé les dents, mais elle en est la continuité.
  • Le vide a une structure, et l’énergie du vide, dont l’équivalent-masse du volume d’un proton est exactement celui de la masse de l’Univers, assure la cohésion de l’Univers.
  • L’énergie noire n’existe pas, l’accélération de l’expansion trouve son pendant dans l’effondrement du vide sur lui-même, conformément à la loi fondamentale de la physique dite Action-Réaction.
  • La structure du vide se réduit à un modèle de 64 tétraèdres construits en symétrie inversée. Ce modèle nous a été laissé par d’anciennes civilisations datant d’au moins 10.000 ans et se retrouve sous forme de symboles sur toute la planète, comme en Égypte, Chine, Amérique centrale…

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Nassim Haramein : le site Inexpliqué en Débat.

Alors, bien sûr, il vous reste une question ! Pourquoi un tel article dans un site consacré à l’hypnose ? Eh bien parce que les bases théoriques et fondamentales de l’Hypnose humaniste s’accommodent très bien, mais alors vraiment très bien d’approches conceptuelles comme celles de M. haramein.

Mon Illusion n’est pas la Vôtre !

robe blanche ou bleue
La robe mise en vente aux enchère en ligne a déchaîné les passions : est-elle blanche ou bleue ?

Depuis quelques jours, les internautes s’écharpent pour savoir si une robe est blanche ou bleue. Au-delà de l’enseignement amusant sur la façon dont une préoccupation futile devient un phénomène de mode, cette question toute bête (blanche ou bleue ?) a fait douter des millions de personnes sans même qu’elles parviennent à le formuler aussi précisément : si nous ne sommes pas capables de nous entendre sur la couleur d’une robe en photo, qui peut prétendre détenir la Vérité sur des tas d’autres sujets ?

Intéressant, ça !

Le professeur Diana Derval, experte en neuromarketing, a publié un article sur la grande variabilité de notre perception des couleurs, assorti d’un test sommaire qui a connu un énorme succès viral sur les réseaux sociaux où il a été vu trois millions de fois en une semaine et plus de 40 000 fois déjà dans sa version française traduite par Aether Concept.

test des couleurs
Comptez les bandes de couleur dont vous pouvez percevoir les nuances différentes.

Accompagné d’une image créée pour Twitter par un graphiste caché sous le pseudo @Brunus_V et représentant un spectre de 39 couleurs différentes, le test demande au visiteur de compter les bandes qu’il peut percevoir avant de se référer aux résultats. Bon, de nombreux spécialistes ont immédiatement contesté la validité de ce test en arguant que l’affichage des écrans est trop sommaire, le nombre de bandes insuffisant, etc. (voir l’article de l’Express) et, si l’on veut vraiment savoir comment notre cerveau perçoit le spectre chromatique, il est vivement conseillé de demander un test médical en bonne et due forme, peut-être après avoir tenté une première approche avec ce test en ligne apparemment bien plus complet.

Mais finalement, pour notre petite démonstration, peu importe que les pourcentages soient justes. Ce qui est à retenir c’est que nous ne serions pas équipés tous de la même façon pour percevoir les couleurs.

Alors, comment lire ce test une fois que vous avez compté les bandes différentes ?

  • Moins de 20, vous êtes dichromate: vous n’avez que deux types de cône seulement, comme les chiens… et 25% de la population. Vous aimez probablement porter du noir, du beige et du bleu, peut-on lire dans l’article.
  • Entre 20 et 32, vous êtes trichromate, vous possédez trois types de cône, comme 50% de la population.
  • Vous voyez en 33 et 39 couleurs? Alors vous avez quatre types de cône, vous êtes doté d’une vision tétrachromatique, comme les abeilles… et 25% de la population. Vous n’aimez pas le jaune et n’en portez presque jamais.

Vous avez donc compris que les nuances que nous percevons dépendent de la distribution des cônes – des récepteurs de couleurs – dans nos yeux.

Ça y est, vous savez si vous avez deux, trois ou quatre cônes différents dans les yeux ? C’est déjà bien. Mais on s’en fiche un peu tant que l’on comprend que débattre sur la couleur « réelle » d’une robe n’a pas de sens puisqu’on ne peut pas tous voir la même chose.

Et là où les choses deviennent vraiment intéressantes, c’est quand on apprend qu’en fait tout ceci est vain car, dans le Monde Réel, les couleurs n’existent pas. Mais alors, pas du tout ! Pas de vert, pas de bleu, pas de rouge, ni de jaune ni de violet…

Mais, que me dites-vous-là ? Je le vois bien que l’herbe est verte, que le ciel est bleu et que le nez de mon oncle est rouge violacé de trop aimer le jaune !

Vous avez raison. Vous le voyez bien. Mais cela n’existe pas. En réalité, toute la matière, dans tout l’univers, émet des rayonnements et ce, de façon variable dans toutes les longueurs d’onde du spectre électromagnétique, depuis les ondes radio jusqu’aux rayonnements gamma. Et nos yeux ne nous permettent de recevoir qu’une toute petite partie du milieu de ce spectre qui devient du coup le « spectre visible ».

spectre électromagnétique
le spectre visible n’est qu’une infime partie du spectre des rayonnements électromagnétiques.

tomate rougeDe fait, la belle tomate que vous avez devant les yeux n’est pas rouge. Elle réfléchit la lumière du soleil (ou de la lampe) – sous forme d’un rayonnement d’une certaine longueur d’onde qui est capté par les cônes du fond de votre œil, transformée en information électrochimique envoyée le long du nerf optique vers une zone à l’arrière de votre cortex cérébral, appelée « centre de la vision », où, par on ne sait quelle « magie », vos neurones vont vous dire : « c’est rouge ! ». Et vous voyez rouge.

Donc je résume : nous ne sommes pas équipés, nous les humains, pour « percevoir » les couleurs tous de la même façon mais, en plus, les couleurs n’existent pas. Ce sont juste des conventions élaborées par notre cerveau pour désigner une longueur d’onde qui nous est envoyée par le Réel, parmi d’autres que nous ne captons pas ; une illusion ! Ce que nous percevons du Monde est donc une construction de notre esprit, une image, comme un hologramme. Et le mien n’est pas comme le vôtre qui est différent de celui de votre voisin !

Et c’est pareil pour les sons dont nos oreilles ne perçoivent (heureusement) qu’une partie.

Mais là où ça devient carrément passionnant, si l’on y réfléchit deux secondes, c’est que c’est exactement pareil avec toutes nos expériences, nos échanges, nos discussions, nos apprentissages, nos certitudes, nos croyances… Tout ceci, qui fait que nous sommes ce que nous sommes, passe par des filtres dans notre esprit, comme les cônes dans nos yeux. Ces filtres sont construits peu à peu par notre environnement familial, notre époque, notre éducation, nos rencontres… Et ces filtres sont donc intimement personnels. Il n’y a quasiment aucune chance que les miens ressemblent aux vôtres ou à ceux de votre voisin.

Donc, ma façon de « voir », « d’entendre » et de « comprendre » le Monde m’est personnelle et est différente de celles de tous les habitants de cette planète. Nous partageons tous une expérience commune au sein du Réel mais nous en retirons tous une perception différente, une « réalité » / illusion individuelle. Ce n’est pas Le Monde, c’est notre Carte du Monde. Et ce n’est pas la même chose ! C’est un peu comme si nous étions chacun dans notre réalité, notre hologramme, notre projection, dans notre bulle, comme un hamster, en train d’avancer dans la vie.

Alors n’oubliez pas, chaque fois que vous voulez « convaincre quelqu’un que vous avez raison », ou chaque fois que vous ne « comprenez pas l’autre » : nous avons chacun notre Carte du Monde, notre illusion. Elles sont toutes différentes et aucune n’est Vraie. Et ce n’est pas parce que plusieurs personnes partagent la même illusion que celle-ci est davantage vraie.

Respectons donc nos différences, nos singularités et, du coup, nos libertés, et bien des tensions de notre monde s’apaiseront d’elles-mêmes.